Aubagne, Allauch, Gémenos: web & SEO sous pression CNIL

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La pression de la CNIL sur les sites publics et privés s’est intensifiée ces dernières années, et les communes d’Aubagne, Allauch et Gémenos ne font pas exception. Entre mises en demeure, sanctions et prescriptions sur les bannières cookies, les gestionnaires de sites municipaux doivent désormais concilier conformité juridique et continuité des mesures d’audience pour le SEO.

Ce dossier porte sur les risques concrets et les choix techniques : utilisation conjointe de Google Analytics et Matomo, gestion du consentement avec TarteAuCitron, contrôles ciblés par la CNIL, et enjeux récents autour des robots.txt à l’heure des bots IA. Le mot‑clé central de cet article est « Aubagne Allauch Gémenos CNIL » pour bien situer le terrain local et réglementaire.

Contexte CNIL et chiffres récents

La CNIL a lancé une nouvelle salve contre les bannières cookies « trompeuses », rappelant que « refuser les cookies doit être aussi simple que les accepter » (mise en demeure annoncée le 12/12/2024). Cette injonction s’inscrit dans une trajectoire de renforcement du contrôle sur les dispositifs de consentement.

Dans son bilan 2024 publié le 05/02/2025, la CNIL indique 331 décisions au total, dont 87 sanctions (pour un cumul d’amendes de 55 212 400 €), 180 mises en demeure et 64 rappels aux obligations légales. La procédure simplifiée a amplifié la réactivité : 69 sanctions en 2024 sont passées par ce canal, montrant que des manquements apparemment mineurs peuvent conduire rapidement à une sanction.

Sur la période 2023, la CNIL avait déjà instruit 16 000 plaintes, réalisé 340 contrôles et prononcé 168 mises en demeure. L’accent est clairement mis sur les acteurs publics : contrôles sur sites municipaux, vérifications de sécurité (HTTPS, LAPI) et usages de solutions d’analyse vidéo comme BriefCam ont ciblé les collectivités locales.

Etat des sites locaux : Aubagne, Allauch, Gémenos

Les audits publics montrent une pratique commune dans la métropole : Aubagne, Allauch et Gémenos utilisent fréquemment une combinaison d’outils open source et de services tiers. Le site d’Aubagne (mise à jour 13/06/2024) indique l’usage conjoint de Matomo et de Google Analytics, avec TarteAuCitron pour la gestion du consentement.

Allauch signale explicitement Google Analytics et mentionne un consentement rétractable ; la commune fait aussi partie d’un dispositif de DPO mutualisé (Sigalia Elnecave). De son côté, un scan public (W3Techs) indique que mairie‑gemenos.fr déclare utiliser Google Analytics et Matomo pour l’analyse du trafic.

Ces constats montrent que les collectivités voisines (Aubagne / Allauch / Gémenos) combinent souvent GA et Matomo, ce qui les expose doublement : à la critique CNIL sur la gestion des bannières et au risque des transferts de données hors UE lorsque Google Analytics est en cause.

Risques juridiques : Google Analytics et transferts hors UE

Depuis les décisions post‑Schrems II, plusieurs autorités européennes ont estimé que les transferts de données vers les États‑Unis via Google Analytics pouvaient être non conformes sans garanties techniques ou contractuelles supplémentaires. Pour les collectivités, cela signifie une obligation d’évaluer les transferts ou de migrer vers des solutions hébergées en UE.

La CNIL rappelle aussi que « le dépôt de cookies ne peut se faire qu’après le consentement des internautes ». Couplé aux contrôles ciblant le secteur public, ce principe impose des audits et des preuves de conformité sur les flux de données et le paramétrage des tags.

En pratique, les risques juridiques se matérialisent par des mises en demeure, des injonctions de retrait de dispositifs non conformes, et potentiellement des sanctions financières. Les communes doivent documenter leurs analyses de risques, les transferts et, le cas échéant, migrer ou anonymiser davantage les données collectées.

Conséquences pour la mesure d’audience et le SEO

Les obligations cookies/CMP et les restrictions sur Google Analytics perturbent la mesure d’audience : changements d’outils, recours au cookieless, modélisation des données et perte de granularité pour le tracking. Cela complique l’attribution et les tests A/B, outils clés en SEO pour optimiser le contenu local.

Plusieurs guides techniques et éditeurs recommandent des alternatives pour préserver la continuité des données : Matomo hébergé en UE, solutions cookieless analytics, ou proxys pour relayer les hits sans transfert non sécurisé. Ces options réduisent le risque juridique tout en maintenant un niveau d’observabilité pour le SEO.

Pour les responsables web des communes, l’enjeu est double : assurer une conformité CNIL stricte tout en gardant des indicateurs exploitables pour les décisions de référencement local. Les choix techniques doivent donc être discutés entre DPO, service communication et prestataires SEO/tech.

Robots.txt, IA et risques d’indexation

Outre les cookies et analytics, un autre point faible fréquent est le robots.txt. Une erreur 5xx, des directives trop restrictives ou un blocage involontaire de crawlers peuvent provoquer une dégradation progressive de l’indexation. Des expérimentations montrent que l’inaccessibilité ou la mauvaise configuration de robots.txt entraîne des pertes d’indexation mesurables.

À l’heure des bots IA, l’intérêt pour contrôler l’accès via robots.txt et les nouvelles directives Content‑Signal augmente. Bloquer certains user‑agents peut protéger le contenu, mais mal paramétré, cela nuit au crawl des moteurs classiques et donc au SEO local.

Les collectivités doivent surveiller robots.txt et la Search Console, auditer les erreurs serveur et définir des règles précises pour les bots IA afin d’éviter des effets secondaires sur la visibilité. Une stratégie claire et testée évite des erreurs coûteuses en référencement.

Actions recommandées pour les communes et équipes web

Prioriser un audit cookies/CMP est essentiel : vérifier que les bannières respectent l’exigence CNIL (refuser doit être aussi simple qu’accepter) et corriger toute interface trompeuse. Documenter ces audits facilite la réponse en cas de contrôle ou de mise en demeure.

Évaluer les transferts hors‑UE et planifier une migration si nécessaire : hébergement Matomo en UE, solutions cookieless, ou proxys pour limiter les transferts vers les US. Ces mesures techniques réduisent significativement le risque juridique tout en stabilisant les séries temporelles SEO.

Enfin, surveiller régulièrement robots.txt, la Search Console et les journaux d’erreurs, et coordonner entre DPO, services informatiques et communication. Un plan de gouvernance des données et un journal de conformité (audits, choix techniques, backups) sont des éléments de défense efficaces face à la montée de la « pression CNIL ».

La situation est claire : la CNIL intensifie son contrôle et les collectivités locales doivent adapter rapidement leurs pratiques numériques. Aubagne, Allauch et Gémenos disposent d’outils et d’options techniques , la question est de les aligner juridiquement et opérationnellement.

Agir vite sur les bannières cookies, les transferts de données et la surveillance des robots.txt permettra de limiter les risques de sanction et de préserver la visibilité SEO des sites municipaux. Un audit prioritaire et des corrections pragmatiques sont recommandés dès maintenant.

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